Et si les bâtiments se racontaient - Circuit historique et architectural de Vaudreuil-Dorion

 

Léonise Valois

Léonise Valois (1868-1963). Collection madame Louise Warren.

Naissance 1868 à Vaudreuil

Décès 1963 à Montréal

Les premières années au village Saint-Michel de Vaudreuil

Léonise Valois est née le 11 octobre 1868 à Vaudreuil1, dans la maison familiale située au 6, rue Saint-Michel2. Ses parents Louis-Joseph-Avila Valois (1837-1898) et Marie-Louise Bourque (1844-1922), tous deux natifs de Vaudreuil, prénomment leur fille, lors du baptême à l’église Saint-Michel de Vaudreuil, Marie-Atala-Amanda-Léonise Valois3. C’est d’ailleurs sous le pseudonyme provenant de l’un de ses prénoms de baptême, Atala4, qu’elle signe ses poèmes et qu’elle se fait connaître comme journaliste de chroniques féminines.

Elle est issue d’une famille aisée, son père est médecin. Léonise Valois fait ses études primaires à Vaudreuil, entre 1872-1879. Sous la responsabilité des Sœurs de Sainte-Anne, elle étudie d’abord au premier couvent de la congrégation, situé en biais de la résidence familiale (rue Saint-Michel), puis au deuxième couvent établi près de l’église Saint-Michel de Vaudreuil5. Entre 1880-1983, pensionnaire, elle poursuit ses études chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à Beauharnois.

Le départ pour Montréal et sa carrière littéraire

En 1886, la famille Valois quitte Vaudreuil pour s’installer à Montréal, son père désirant ainsi s’impliquer plus activement en politique et élargir sa clientèle.

Très tôt, elle développe un amour et un talent pour l’écriture et particulièrement pour la poésie. Dès 1889, elle publie son premier poème Aimer! dans Le Recueil littéraire. Déterminée et confiante de ce premier succès, elle débute une carrière de journaliste et d’écrivaine. De 1900 à 1902, elle collabore au Monde illustré comme journaliste pour la chronique Au coin du feu sous le pseudonyme d’Atala. De 1900 à 1931, elle collabore comme journaliste à plusieurs revues et journaux tels que LaPresse, La Patrie, L’Autorité (fondé et dirigé par Roger Maillet, cofondateur du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges), Le journal de Françoise, La Revue Moderne et également le journal régional L’Écho de Vaudreuil-Soulanges.

En 1910, elle publie son premier recueil de poèmes Fleurs sauvages, suivi en 1934 d’un autre, Feuilles tombées, comprenant une préface de son ami de Vaudreuil, l’abbé Lionel Groulx (1878-1967). En 1936, elle est lauréate du concours de la Société des poètes canadiens-français pour l’ensemble de son œuvre.

Vaudreuil, source d’inspiration

Tout au long de sa vie, Léonise Valois revient tous les étés dans la région de Vaudreuil pour voir amis et parents. Elle loue chaque année une maison d’été près de la rivière des Outaouais afin d’y retrouver la nature et les paysages qu’elle aime6. Ses poèmes Paysages de velours, Sur l’eau et La voix des pins sont imprégnés de souvenirs de jeunesse vécus dans le décor pittoresque de Vaudreuil. À l’instar de Laure Conan et de Gaétane de Montreuil7, Léonise Valois est considérée comme une pionnière dans le milieu littéraire du Québec alors que le journalisme, chasse gardée masculine, n’ouvre timidement la porte aux voix féminines que vers 1890.

Elle meurt à l’Hôtel-Dieu de Montréal le 20 mai 1963 et est inhumée au cimetière de la paroisse Saint-Michel à Vaudreuil trois jours plus tard.

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