Et si les bâtiments se racontaient - Circuit historique et architectural de Vaudreuil-Dorion

 

Lionel Groulx

Lionel Groulx (1878-1967). © Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S4,D83,PG58.

Naissance 1878 à Vaudreuil

Décès 1967 à Vaudreuil

Une enfance à Vaudreuil et les premières années études

Fils de Léon Groulx et de Philomène-Salomé Pilon, Lionel Groulx est né le 13 janvier 1878 dans une famille modeste de Vaudreuil1. Il passe son enfance dans la maison familiale située dans les Chenaux (150, chemin des Chenaux, Vaudreuil-Dorion). Il fréquente l’académie des Clercs Saint-Viateur à Vaudreuil (aujourd’hui le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges) durant ses études primaires de 1884 à 1890. Par la suite, il devient pensionnaire au séminaire Sainte-Thérèse de 1891 à 1899. Il revient tous les étés à la maison familiale de Vaudreuil. En 1900, il entre au Grand séminaire de Montréal pour suivre les études théologiques qui le mènent à la prêtrise. Il est ordonné prêtre en 1903 à la cathédrale Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield.

Une carrière d’enseignant, les études supérieures et les premiers essais

Il amorce sa carrière d’enseignant au collège de Valleyfield en 1900, d’abord comme étudiant puis après 1903, comme professeur. Il y demeure jusqu’en 1915 et y enseigne les belles-lettres et la rhétorique. Durant cette période, il effectue quelques voyages d’études en Europe dont à La Minerve à Rome où il obtient un doctorat en philosophie en 1907 et un doctorat en théologie en 1908. C’est lors de sa période au collège de Valleyfield qu’il s’engage activement dans l’action sociale et intellectuelle. En effet, dès son arrivée au collège, il met sur pied un mouvement étudiant dont il relate l’histoire dans son premier ouvrage intitulé Une croisade d’adolescents2.

Tout au long de sa carrière et de sa vie, profondément convaincu de l’importance du militantisme social et politique, il multiplie les appels à la jeunesse et favorise l’éclosion de regroupements de jeunes et de mouvements étudiants organisés. Également intéressé par l’histoire locale, il publie en 1913 la Petite histoire de Salaberry-de-Valleyfield3.

En 1915, il devient enseignant à l’Université Laval de Montréal où il obtient la première Chaire d’histoire du Canada inaugurée en 1915 à l’Université Laval de Montréal. Il conserve ce poste jusqu’à sa retraite en 1949. Entre-temps, il obtient une maîtrise ès arts de l’Université Laval à Montréal en 1917 et un doctorat ès lettres de l’Université de Montréal en 1932 à l’âge de 54 ans4.

Un auteur prolifique

Durant sa carrière, il donne plus d’une centaine de conférences au Canada et en Europe, il publie 90 livres et brochures et présente à la radio de CKAC Montréal un cours d’histoire de cent leçons entre 1949 et 1952. Lorsqu’il désire se retirer de cette vie trépidante, c’est à Vaudreuil, dans la maison familiale ou dans son chalet, qu’il vient se reposer et écrire. D’ailleurs, outre les nombreuses publications historiques et essais politiques qu’il a publiés, il prend le temps de raconter ses souvenirs et son attachement à la maison de Vaudreuil dans deux ouvrages : Les Rapaillages5 et Mes mémoires (dont le premier tome porte sur son enfance et sa jeunesse à Vaudreuil)6.

Une personnalité influente

Prêtre, éducateur historien, écrivain et maître à penser du nationalisme québécois au 20e siècle, Lionel Groulx est une personnalité influente de son époque dans le milieu intellectuel québécois et auprès de ses contemporains. Il a reçu de nombreux honneurs de son vivant et d’innombrables hommages suite à son décès. Plusieurs lieux de mémoire lui sont consacrés et témoignent de son influence sur la société québécoise dont, entre autres, le pavillon Lionel-Groulx du campus de la Cité-des-Jeunes (école secondaire de Vaudreuil-Dorion).

Lionel Groulx est décédé le 23 mai 1967 à Vaudreuil dans son chalet des Chenaux7. Il a reçu des obsèques nationales à la basilique Notre-Dame de Montréal et il est inhumé à Vaudreuil dans le cimetière de la paroisse Saint-Michel.